50 termes clés de la construction expliqués simplement, à jour 2026, avec leur impact concret sur le prix de votre projet.
Apport personnel
Part du projet financée sans emprunt (épargne, donation, vente d'un bien). Les banques attendent souvent un apport couvrant au moins les frais annexes (notaire, garantie). Un apport plus élevé améliore les conditions du prêt.
Professionnel habilité à concevoir un projet et à déposer un permis de construire. Son recours est obligatoire dès que la surface de plancher dépasse 150 m². Au-delà de la conception, il peut assurer une mission complète de suivi de chantier, facturée en pourcentage du coût des travaux.
Assurance que le maître d'ouvrage doit souscrire avant l'ouverture du chantier. Elle préfinance la réparation des dommages relevant de la garantie décennale sans attendre qu'un tribunal désigne un responsable, puis se retourne contre l'assureur du constructeur.
Contrat encadré par la loi du 19 décembre 1990, le plus protecteur pour faire construire. Il impose au constructeur un prix ferme et définitif, des délais avec pénalités de retard, une garantie de livraison à prix et délais convenus, et la garantie de remboursement de l'acompte. Obligatoire dès que le constructeur fournit les plans.
Structure (bois ou métal) qui supporte la couverture de la toiture. On distingue la charpente traditionnelle (sur mesure, combles aménageables) de la charpente industrielle dite « fermette » (plus économique, combles perdus).
Espace situé sous la toiture. Les combles aménageables, permis par une charpente traditionnelle, offrent une surface habitable supplémentaire ; les combles perdus (charpente fermette) ne sont pas habitables mais coûtent moins cher.
Déclaration Attestant l'Achèvement et la Conformité des Travaux
Document déposé en mairie à la fin du chantier pour attester que la construction est conforme au permis de construire accordé. La mairie peut contrôler la conformité dans un délai déterminé après son dépôt.
Plateforme en béton qui constitue le sol du rez-de-chaussée. On distingue la dalle sur terre-plein (posée sur le sol, économique) du plancher sur vide sanitaire (surélevé, adapté aux terrains humides ou en pente).
Évaluation de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre d'un logement, notée de A à G. Pour une maison neuve conforme à la RE2020, le DPE se situe généralement en classe A ou B.
Document signalant en mairie le démarrage effectif des travaux après obtention du permis de construire. Elle officialise l'ouverture du chantier et fait courir certains délais administratifs.
Projection verticale du volume de la construction sur le terrain, débords et surplombs inclus. Elle est encadrée par le PLU (coefficient d'emprise) et détermine, avec la surface de plancher, le régime d'autorisation d'urbanisme applicable.
Revêtement extérieur appliqué sur les murs pour les protéger et les décorer. Monocouche ou traditionnel, sa finition (gratté, taloché, projeté) et sa couleur sont souvent encadrées par le PLU et participent au coût de finition.
Analyse de la nature du terrain réalisée par un géotechnicien. L'étude G1 (préalable) est obligatoire à la vente d'un terrain en zone d'argile ; l'étude G2 dimensionne les fondations. Elle conditionne le type et le coût des fondations, et évite les sinistres liés au retrait-gonflement des argiles.
Calcul réglementaire réalisé par un bureau d'études vérifiant que le projet respecte les seuils de la RE2020 (besoin bioclimatique, consommation, confort d'été, carbone). Obligatoire pour le permis et la conformité, elle oriente les choix d'isolation et d'équipements.
Partie enterrée de la construction qui transmet les charges de la maison au sol. Leur type (semelles filantes, radier, pieux) et leur coût dépendent de l'étude de sol (G2) et de la nature du terrain.
Sommes versées lors de l'achat du terrain, composées majoritairement de taxes (droits de mutation) et d'une part d'émoluments du notaire. Sur un terrain à bâtir, ils représentent généralement 7 à 8 % du prix du terrain.
Garantie de 2 ans après la réception qui couvre les éléments d'équipement dissociables de la construction (volets, robinetterie, chauffe-eau, portes intérieures…). Elle se situe entre la garantie de parfait achèvement (1 an) et la décennale (10 ans).
Garantie obligatoire du CCMI : un garant financier s'engage à faire achever la maison au prix et dans les délais prévus si le constructeur défaille. C'est la protection centrale qui distingue le CCMI des autres contrats.
Garantie qui oblige le constructeur à réparer, pendant 1 an à compter de la réception, tous les désordres signalés dans le procès-verbal de réception ou apparus durant l'année, quelle que soit leur gravité.
Assurance obligatoire du constructeur qui couvre pendant 10 ans, à compter de la réception, les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination (fissures graves, infiltrations, effondrement). Distincte de la garantie de parfait achèvement (1 an) et biennale (2 ans).
Ensemble des travaux qui assurent la solidité et la structure de la maison : terrassement, fondations, soubassement, murs porteurs, planchers et charpente. Il représente environ 40 % du coût de construction.
Stade de chantier où la maison est close et couverte : toiture posée (hors d'eau) et menuiseries extérieures installées (hors d'air). À ce stade, le clos-couvert protège l'intérieur, mais tout le second œuvre reste à réaliser.
Sûreté exigée par la banque pour couvrir le risque de non-remboursement : hypothèque, privilège de prêteur de deniers ou cautionnement par un organisme. Elle représente un coût annexe du financement, à intégrer au plan de financement.
Ensemble des matériaux et techniques limitant les déperditions de chaleur (combles, murs, planchers, menuiseries). Renforcée par la RE2020, elle conditionne le confort, les factures d'énergie et la classe DPE de la maison.
Maison répartie sur deux niveaux ou plus. À surface habitable égale, elle réduit l'emprise au sol et le coût de toiture et de fondations par m², mais ajoute le coût d'un escalier et d'un plancher intermédiaire.
Construction livrée entièrement terminée et prête à habiter, par opposition au « prêt à finir » ou « hors d'eau hors d'air » où certains travaux restent à la charge de l'acquéreur. Le prix annoncé doit toujours préciser le niveau de finition inclus.
Professionnel (architecte, bureau d'études, constructeur) chargé de concevoir le projet, de coordonner les corps de métier et de suivre le chantier pour le compte du maître d'ouvrage. Sa mission peut être partielle (conception) ou complète (jusqu'à la réception).
Personne (vous) pour qui la maison est construite et qui en commande la réalisation. À distinguer du maître d'œuvre, le professionnel (architecte, constructeur) qui conçoit et coordonne les travaux.
Fenêtres, portes-fenêtres, baies et portes d'entrée. Leur matériau (PVC, aluminium, bois) et leur vitrage (double, triple) influent fortement sur l'isolation, la luminosité et le prix. C'est un poste où la gamme fait beaucoup varier le budget.
Autorisation d'urbanisme obligatoire pour construire une maison de plus de 20 m². Délivrée par la mairie, son instruction dure en moyenne 2 à 3 mois. Le recours à un architecte est obligatoire au-delà de 150 m² de surface de plancher.
Maison construite sur un seul niveau, sans étage. Plus simple à vivre (accessibilité, pas d'escalier) et souvent appréciée, elle demande en revanche une emprise au sol plus large, donc un terrain plus grand qu'une maison à étage de même surface habitable.
Système de chauffage intégré à la dalle, diffusant une chaleur douce et homogène par le sol. Confortable et compatible avec une pompe à chaleur basse température, il augmente le coût du second œuvre mais valorise le confort.
Document d'urbanisme communal ou intercommunal qui fixe les règles de construction : hauteur, implantation, emprise au sol, aspect extérieur, places de stationnement. Le consulter avant d'acheter un terrain évite les mauvaises surprises sur ce qu'on a le droit de bâtir.
Système de chauffage qui puise les calories de l'air ou du sol pour chauffer la maison et, souvent, l'eau sanitaire. Largement favorisée par la RE2020 pour son rendement, elle représente un poste d'équipement important mais réduit les factures d'énergie.
Zone de la construction où l'isolation est interrompue (jonctions mur/plancher, encadrements), provoquant une fuite de chaleur. Les traiter est exigé par la réglementation thermique et améliore la performance énergétique globale.
Indicateur de référence obtenu en divisant le coût de construction par la surface habitable. Il varie selon la région, le type de maison, la gamme de finitions et la surface (les petites maisons ont un prix au m² plus élevé). À manier avec prudence : il ne reflète pas tous les postes.
Prêt aidé par l'État, sans intérêts, destiné aux primo-accédants sous conditions de ressources. En 2026, il peut financer une part importante de la construction d'une résidence principale neuve selon la zone géographique et la composition du foyer.
Norme en vigueur depuis 2022 pour les maisons neuves. Elle remplace la RT2012 et impose une meilleure performance énergétique, un confort d'été renforcé et la prise en compte de l'empreinte carbone des matériaux. Elle renchérit le coût de construction de 5 à 10 % par rapport à la RT2012.
Étape du calendrier de la RE2020 qui durcit les seuils carbone et énergétiques à partir de 2025. Elle pousse vers des matériaux biosourcés et des modes constructifs bas carbone, avec un impact à la hausse sur le budget des projets concernés.
Acte par lequel le maître d'ouvrage déclare accepter l'ouvrage, avec ou sans réserves. Elle marque le point de départ des garanties (parfait achèvement, biennale, décennale) et déclenche le solde du prix. Les réserves doivent être consignées au procès-verbal.
Travaux qui rendent la maison habitable une fois la structure achevée : isolation, cloisons, menuiseries, plomberie, électricité, chauffage, revêtements. Environ 35 % du budget, c'est le poste où les choix de gamme font le plus varier le prix.
Partie inférieure des murs qui repose sur les fondations et supporte l'élévation. Trois techniques principales : hérisson (dalle sur terre-plein), vide sanitaire ou sous-sol, chacune avec un coût et un usage différents.
Somme des surfaces de chaque niveau clos et couvert, mesurées au nu intérieur des murs, déduction faite des trémies, gaines et embrasures. Elle sert de référence pour le permis de construire et le seuil de 150 m² imposant le recours à un architecte.
Surface de plancher des pièces de vie, déduction faite des murs, cloisons, gaines, escaliers et des surfaces dont la hauteur est inférieure à 1,80 m. C'est la surface de référence pour estimer le prix au m² d'une construction.
Impôt dû lors de la construction, calculé sur la surface taxable multipliée par une valeur forfaitaire au m² et par les taux votés par la commune et le département. C'est un coût à anticiper, souvent oublié, exigible dans les mois suivant l'obtention du permis.
Travaux de préparation du terrain avant les fondations : décapage, déblais et remblais, nivellement, mise en forme des accès. Son coût dépend fortement de la pente, de la nature du sol et de l'accessibilité du chantier.
Action de raccorder un terrain nu aux réseaux publics (eau, électricité, assainissement, voirie, télécom) pour le rendre constructible. Un terrain « viabilisé » est déjà raccordé ; un terrain « à viabiliser » nécessite ces travaux, dont le coût s'ajoute au budget.
Espace vide aménagé entre le sol naturel et le plancher bas de la maison. Il protège de l'humidité, facilite le passage des réseaux et l'adaptation aux terrains en pente, mais ajoute un coût par rapport à une dalle sur terre-plein.
Système de renouvellement de l'air intérieur, obligatoire dans le neuf. La VMC simple flux extrait l'air vicié ; la double flux récupère la chaleur de l'air extrait pour préchauffer l'air entrant, plus performante mais plus coûteuse.
Ensemble des travaux de raccordement et d'aménagement d'un terrain : eau potable, électricité, gaz, télécom, assainissement, accès et voirie. Souvent sous-estimés, les VRD représentent un poste de plusieurs milliers d'euros, variable selon l'éloignement des réseaux.